La légende du Vietnam révolutionnaire Vo Thi Sau. Découvrez aussi la cage à tigre au musée Bao Tang Chung Tich Chien Tranh Saigon Hochiminh, une forme unique de torture ...
La légende du Vietnam révolutionnaire Vo Thi Sau. Découvrez aussi la cage à tigre au musée Bao Tang Chung Tich Chien Tranh Saigon Hochiminh, une forme unique de torture …

La cage à tigre est exposée au rez-de-chaussée du musée des vestiges de guerre de Saigon Hochiminh ville. Elle se situe près des avions et autres engins situés dans la cour du War Remnants Museum, Bao Tang Chung Tich Chien Tranh.

En 1952, Võ Thị Sáu, fut exécutée à l’âge de 19 ans par le peloton militaire du régime colonial, sur l’île de Côn Đảo, qui se trouve dans la mer du Sud à 200 km à peine de Saigon. Désormais, beaucoup viendront lui rendre hommage tous les ans. A saigon, la célèbre victime de la Tiger Cage ou Cage à Tigre a donné son nom à l’une des plus grandes artères de Hochiminh city.

Ayant servi durant un siècle comme demeure de bagnards, l’île paradisiaque de Con Dao a atteint la renommée d’ « enfer du monde » et fut pendant longtemps synonyme d’emprisonnements, de douleurs et de tortures. Elle tente aujourd’hui de reconquérir peu à peu ses droits, avec ses premières installations touristiques, notamment le resort de Six Senses. Toutefois, son ancienne réputation l’a précédée jusque dans la seconde moitié du XXème siècle.
En 1970, le sénateur américain Tom Harkin accompagné de Don Luce révéla au monde l’existence de la cage à tigre à travers un article publié dans le Times Magazine. Le monde découvrit alors une unique forme de torture qui consistait à exposer le prisonnier allongé dans un coffrage fait en barbelés de fer, sous un soleil de plomb, celui qui brûlait tout, au bagne de Poulo Condor, rendu célèbre grâce au film « L’Indochine », avec Catherine Deneuve.

Quant aux Etats‐Unis, dont la « Bill of Rights » originaire a influé sur le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, elle répliqua : « Nous avons le droit de gérer les prisonniers de guerre, comme nous l’entendons et non, selon la convention des droits de l’homme signée à Genève. » (les Etats-Unis n’avaient pas ratifié cette convention).
Une des rescapées, Madame Tao, raconte :
« Lorsque je me réveillais, je croyais être tombée en enfer … la cage à tigre a la forme d’un cercueil … Ils marchèrent au‐dessus de notre tête, nous … nous étions recroquevillés, tout en bas … tout en bas. »
Elle poursuit : « D’autres fois, je suis forcée d’assister aux violences effectuées sur la personne de ma soeur. »
Reconvertie maintenant en chef de coopérative de pêcheurs de la province de Bà Riạ, Madame Tao s’attaque maintenant à une autre problématique d’actualité :
« Durant la guerre du Vietnam, la solidarité était dure mais plus facile. On avait besoin du peuple pour le mouvement révolutionnaire. De nos jours, le peuple est moins nécessaire mais la lutte contre la discrimination et l’oppression est loin d’être terminée. S’il vous plaît, n’oubliez pas le peuple. »

L’histoire de cette île Poulo Condor et de son bagne remonte cependant à plusieurs siècles comme le prouve sa nomination par Marco Polo en 1271, qui la baptisa l’île Seudor Condor. En 1536 Vasco de Gama, à son tour n’oublia pas, lui non plus, de la rapporter dans ses carnets de voyages. A l’époque de la reine Victoria, elle fut une étape importante sur la route maritime d’échanges commerciaux entre la Chine ou l’Inde avec l’Angleterre. La France, dernier pays, à s’y intéresser, devint son propriétaire en 1862, suite à la signature du traité de Saigon avec le roi Minh Mạng. Par ce même traité le Vietnam céda également les provinces méridionales de Saigon, Gia Định et Định Tường. L’île de la cage à tigre ne redevint vietnamienne qu’en 1954 et ce n’est qu’en 1975 que tous les prisonniers furent relâchés.

Le bagne du Poulo Condor ou de Côn Sơn / Côn Dao a servi de prison pour plusieurs grandes personnalités politiques: Võ thị Sáu, Lê Duẫn, Phạm Văn Đồng, ex‐premier ministre mais encore Trường Chinh ou Lê Đức Thọ, signataire des accords de Paris en 1973 avec Henry Kissinger. Ces accords marquèrent le début de la victoire du 30 Avril 1975, la reddition fut signée alors au Dinh Doc Lap, le palais de l’indépendance. N’hésitez pas à poursuivre votre tour touristique de Saigon avec le Dinh Doc Lap, situé à 15 minutes de marche à pied de l’actuel musée des vestiges de guerre, le Bao Tang Chung Tich Chien Tranh.

@yen bach, Copyright 2015 Tous Droits Réservés

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